- Non-cumul
Une même action ne peut recevoir qu’une seule subvention du budget de l’Union.
En aucun cas les mêmes coûts ne peuvent être financés deux fois par le budget de l’Union. Afin de garantir le respect de cette disposition, les candidats indiquent sur le formulaire de candidature les sources et montants des financements de l’Union dont ils bénéficient ou demandent à bénéficier pour la même action, une partie de ladite action ou encore pour son fonctionnement au cours du même exercice, ainsi que tout autre financement dont ils bénéficient ou demandent à bénéficier pour la même action.
Les actions subventionnées ne peuvent pas bénéficier du financement d’Eurimages pour la même activité.
- Non-rétroactivité
La subvention rétroactive d’actions déjà achevées est exclue.
La subvention d’actions déjà entamées ne peut être octroyée que dans les cas où le candidat peut établir la nécessité du démarrage de l’action avant la signature de la convention ou la notification de la décision.
Dans de tels cas, les dépenses éligibles à un financement ne pourront être engagées avant la date de dépôt de la demande de subvention.
- Cofinancement
Le cofinancement signifie que les ressources nécessaires pour exécuter l’action ne peuvent pas provenir entièrement de la subvention de l’Union.
Le cofinancement de l’action peut prendre les formes suivantes:
- ressources propres du bénéficiaire,
- recettes provenant de l’action,
- contributions financières provenant de tiers.
- Budget équilibré
Le budget prévisionnel de l’action doit être joint au formulaire de candidature. Ses recettes et ses dépenses doivent être équilibrées.
Le budget doit être libellé en euros.
Les candidats qui prévoient que les coûts ne seront pas encourus en euros doivent utiliser le taux de change publié sur le site web InforEuro, à l’adresse suivante:
http://ec.europa.eu/budget/contracts_grants/info_contracts/inforeuro/inforeuro_fr.cfm à la date de publication du présent appel à propositions.
- Contrats de mise en œuvre/sous-traitance
Lorsque la mise en œuvre de l’action ou du programme de travail exige l’attribution de marchés publics (contrats de mise en œuvre), le bénéficiaire est tenu d’attribuer le marché à l’offre qui présente le meilleur rapport qualité-prix ou le prix le plus bas (selon le cas), en évitant les conflits d’intérêts, et de conserver les pièces justificatives pour un éventuel audit.
Les entités, en leur qualité de pouvoirs adjudicateurs au sens de la directive 2014/24/UE[1] ou d’entités adjudicatrices au sens de la directive 2014/25/UE[2], observent les règles nationales en vigueur en matière de passation de marchés publics.
La sous-traitance, c’est-à-dire l’externalisation de tâches ou d’activités spécifiques qui font partie de l’action ou du programme de travail décrits dans la proposition et qui ne peuvent pas être exécutées par le bénéficiaire lui-même, doit satisfaire aux conditions applicables à tout contrat de mise en œuvre (comme indiqué ci-dessus) et répondre en outre aux conditions suivantes:
- la sous-traitance ne porte pas sur des tâches essentielles de l’action;
- le recours à la sous-traitance est justifié au regard de la nature de l’action et des mesures nécessaires à sa réalisation;
- les coûts estimés de la sous-traitance sont clairement identifiables dans le budget prévisionnel;
- tout recours à la sous-traitance, s’il n’est pas prévu dans la description de l’action, est communiqué par le bénéficiaire et approuvé par l’Agence. L’Agence peut donner son accord:
- avant tout recours à la sous-traitance, si les bénéficiaires demandent une modification;
- après le recours à la sous-traitance, si cette dernière:
- est spécifiquement justifiée dans le rapport technique intérimaire ou final, et
- n’inclut pas de modification de la convention de subvention qui remettrait en question la décision d’octroi de la subvention ou serait contraire au traitement équitable des demandeurs;
- les bénéficiaires veillent à ce que certaines conditions applicables à eux-mêmes, énumérées dans la convention de subvention (visibilité, confidentialité, etc.), s’appliquent également aux sous-traitants.
- Soutien financier à des tiers
Voir Partie B.
- OPTION 1: remboursement des coûts éligibles en combinaison avec un taux forfaitaire couvrant les frais généraux
Les subventions financées par le remboursement des coûts éligibles, combiné au forfait couvrant les frais généraux, sont calculées sur la base d’un budget prévisionnel détaillé, indiquant clairement les coûts éligibles à un financement de l’Union.
La subvention de l’UE est limitée à un taux de cofinancement de 50 %, 60 %, 75 % ou 80 % des coûts éligibles, selon le type de projet (voir la partie B).
Par conséquent, une partie des dépenses totales éligibles prises en compte dans le budget prévisionnel doit être financée à partir de sources autres que la subvention de l’Union.
Le montant de la subvention ne peut excéder les coûts éligibles ni le montant demandé. Les montants sont indiqués en euros.
Le fait que l’Agence exécutive accepte une demande ne signifie pas qu’elle s’engage à octroyer une subvention égale au montant demandé par le bénéficiaire.
Règles générales
Les coûts éligibles sont les coûts réellement exposés par le bénéficiaire d’une subvention, qui remplissent les critères suivants:
- ils sont engagés pendant la durée de l’action, telle que définie dans la convention ou la décision de subvention, à l’exception des coûts relatifs aux rapports finaux et aux certificats;
- ils sont mentionnés dans le budget prévisionnel global de l’action;
- ils sont liés à l’action subventionnée et nécessaires à sa réalisation;
- ils sont identifiables et vérifiables, et sont notamment inscrits dans la comptabilité du bénéficiaire et déterminés conformément aux normes comptables applicables du pays dans lequel le bénéficiaire est établi, ainsi qu’aux pratiques habituelles du bénéficiaire en matière de comptabilité analytique;
- ils satisfont aux dispositions de la législation fiscale et sociale applicable;
- ils sont raisonnables, justifiés et respectent les exigences de bonne gestion financière, notamment en ce qui concerne l’économie et l’efficience.
Les procédures de comptabilité et d’audit internes du bénéficiaire doivent permettre un rapprochement direct des coûts et recettes déclarés au titre de l’action avec les états comptables et les pièces justificatives correspondants.
Coûts directs éligibles (veuillez consulter la partie B pour connaître les exigences supplémentaires)
La présente section ne s’applique pas aux programmes «Soutien à la distribution de films non nationaux – Le système de soutien automatique à la distribution», «Soutien à la distribution de films non nationaux – Le système de soutien sélectif à la distribution» et «Soutien aux agents de vente internationaux de films cinématographiques européens».
Pour ces actions, veuillez vous référer à la partie B.
Les coûts directs éligibles d’une action sont les coûts qui, dans le respect des conditions d’éligibilité précitées, peuvent être identifiés comme étant des coûts spécifiques directement liés à la réalisation de l’action et pouvant donc faire l’objet d’une imputation directe, tels que:
- le coût du personnel sous contrat de travail avec le candidat ou un acte de nomination équivalent, et affecté à l’action, y compris les salaires proprement dits plus les cotisations sociales et les autres coûts statutaires inclus dans leur rémunération, pour autant que ces coûts soient conformes à la politique habituelle du candidat en matière de politique de rémunération ou, le cas échéant, ses partenaires. Remarque: ces coûts doivent être les coûts réels supportés par le bénéficiaire ou le cobénéficiaire. Les frais de personnel des autres organisations sont éligibles uniquement s’ils sont payés directement ou remboursés par le bénéficiaire. Ces coûts peuvent inclure une rémunération supplémentaire, y compris des paiements sur la base de contrats supplémentaires de quelque nature que ce soit, pour autant que cette rémunération soit versée de manière systématique à chaque fois qu’un même travail ou qu’une même expertise est requis(e) et indépendamment de la source de financement utilisée;
- les indemnités de séjour (pour les réunions, y compris les réunions de lancement le cas échéant, les conférences européennes, etc.) à condition que ces coûts soient conformes aux pratiques habituelles du bénéficiaire et qu’ils n’excèdent pas les barèmes approuvés annuellement par la Commission (https://ec.europa.eu/europeaid/sites/devco/files/perdiems-2017-03-17_en.pdf);
- les frais de voyage (pour les réunions, y compris les réunions de lancement le cas échéant, les conférences européennes, etc.) à condition que ces coûts soient conformes aux pratiques habituelles du bénéficiaire en matière de frais de voyage et qu’ils n’excèdent pas les barèmes approuvés annuellement par la Commission;
- le coût d’amortissement des biens d’équipement (neufs ou d’occasion); seule la part d’amortissement du bien d’équipement correspondant à la durée de l’action et à son taux d’utilisation effective aux fins de l’action peut être prise en compte par l’Agence, sauf si la nature et/ou le contexte d’utilisation du bien justifient une prise en charge différente par l’Agence;
- les coûts de matériels consommables et de fournitures, pour autant qu’ils soient identifiables et affectés à l’action;
- les coûts découlant d’autres contrats passés par le bénéficiaire ou ses partenaires pour les besoins de l’action, pour autant que les conditions prévues dans la convention ou la décision de subvention soient respectées;
- les coûts de soutien financier aux tiers pour autant que les conditions prévues dans la convention de subvention ou la décision de subvention soient respectées;
- les coûts découlant directement des conditions requises pour la réalisation de l’action (diffusion d’informations, évaluation spécifique de l’action, traductions, reproduction, etc.);
- les coûts liés à une garantie de préfinancement offerte par le bénéficiaire de la subvention lorsqu’une telle garantie est nécessaire;
- les coûts liés aux audits externes lorsque ceux-ci sont nécessaires pour appuyer des demandes de paiement;
- la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) non déductible pour toutes les activités qui ne relèvent pas des autorités publiques au sein des États membres.
Coûts indirects éligibles (frais généraux)
- Un montant forfaitaire, égal à 7 % des coûts directs éligibles de l’action, sera accepté au titre des coûts indirects représentant les frais administratifs généraux du bénéficiaire pouvant être considérés comme affectés à l’action.
Les coûts indirects ne peuvent inclure des coûts imputés à une autre ligne budgétaire.
L’attention des candidats est attirée sur le fait que, pour les organismes qui bénéficient d’une subvention de fonctionnement, les coûts indirects ne sont pas éligibles pour des actions spécifiques.
Les coûts suivants sont considérés comme non éligibles:
- la rémunération du capital;
- les dettes et la charge de la dette;
- les provisions pour pertes ou dettes;
- les intérêts débiteurs;
- les créances douteuses;
- les pertes de change;
- les frais des virements réalisés par l’Agence imputés par la banque du bénéficiaire;
- les coûts déclarés par le bénéficiaire et couverts par une autre action bénéficiant d’une subvention de l’Union européenne. En particulier, les coûts indirects ne sont pas éligibles dans le cadre d’une subvention à l’action octroyée à un bénéficiaire qui reçoit déjà, au cours de la période considérée, une subvention de fonctionnement financée par le budget de l’Union;
- les apports en nature;
- les dépenses démesurées ou inconsidérées;
- les dépenses pour les partenaires de pays qui ne participent pas au programme ou qui ne sont pas cobénéficiaires de l’accord;
- autres (voir la partie B.)
- Calcul du montant final de la subvention – pièces justificatives
Le montant final de la subvention qui sera attribué au bénéficiaire est établi une fois l’action terminée, après validation de la demande de paiement contenant les documents suivants:
- un rapport final fournissant des informations sur la mise en œuvre et les résultats de l’action;
- l’état financier définitif des coûts réellement supportés;
et
- pour les actions «Soutien à la distribution de films non nationaux – Le système de soutien automatique à la distribution» et «Soutien aux agents de vente internationaux de films cinématographiques européens», en cas de subventions inférieures à 60 000 EUR, veuillez vous référer à la partie B.
Pour les autres actions:
- dans le cas de subventions pour une action d’une valeur inférieure à 750 000 EUR, le bénéficiaire devra remettre, afin de justifier le paiement final, un «rapport d’observations factuelles concernant le rapport financier final – Type I» rédigé par un auditeur agréé ou, dans le cas d’un organisme public, par un agent public qualifié et indépendant. Les procédures que doit exécuter et le format que doit respecter l’auditeur agréé ou, dans le cas d’un organisme public, l’agent public qualifié et indépendant, sont spécifiés dans les «notes d’orientation» à l’adresse suivante:
http://eacea.ec.europa.eu/a-propos-de-l-eacea/registre-des-documents_fr
L’utilisation du modèle de rapport établi par les «notes d’orientation» est obligatoire.
- Dans le cas de subventions pour une action de 750 000 EUR ou plus, lorsque le montant cumulé des demandes de paiement est d’au moins 325 000 EUR, le bénéficiaire devra remettre, afin de justifier le paiement final, un «rapport d’observations factuelles concernant le rapport financier final – Type II» rédigé par un auditeur agréé ou, dans le cas d’un organisme public, par un agent public qualifié et indépendant. Ce document certifie, conformément à une méthode agréée par l’Agence, que les coûts déclarés par le bénéficiaire dans les états financiers sur lesquels s’appuie la demande de paiement sont réels, comptabilisés avec exactitude et éligibles conformément aux dispositions de la convention/décision de subvention.
Les procédures que doit exécuter et le format que doit respecter l’auditeur agréé ou, dans le cas d’un organisme public, l’agent public qualifié et indépendant, sont spécifiés dans les «notes d’orientation» à l’adresse suivante:
http://eacea.ec.europa.eu/a-propos-de-l-eacea/registre-des-documents_fr
L’utilisation du modèle de rapport établi par les «notes d’orientation» est obligatoire.
- Calcul du montant final de la subvention
Si les coûts éligibles réellement supportés par le bénéficiaire sont moins élevés que prévu, l’Agence applique le taux de cofinancement indiqué dans la convention ou décision de subvention aux dépenses effectivement supportées.
En cas de non-exécution ou d’exécution clairement insuffisante d’une activité prévue dans la demande jointe à la convention de financement/décision, la subvention finale sera réduite en conséquence.
Règle du non-profit
Les subventions de l’Union ne peuvent avoir pour finalité ou effet de générer un quelconque bénéfice dans le cadre de l’action du bénéficiaire[3]. Le profit se définit comme un excédent des recettes par rapport aux coûts éligibles supportés par le bénéficiaire, lorsque la demande de paiement du solde est soumise. À cet égard, lorsqu’un profit est réalisé, l’Agence a le droit de recouvrer un pourcentage du profit correspondant à la contribution de l’UE aux coûts éligibles réellement engagés par le bénéficiaire pour réaliser l’action.
- OPTION 2: financement exclusivement sous la forme de montants forfaitaires
Voir les appels à propositions suivants:
- Soutien au développement de contenus audiovisuels – Projets individuels (appel EACEA 22/2018)
Lien vers la partie consacrée à ce thème:Individuels
- Soutien aux festivals (appel EACEA 32/2018)
Lien vers la partie consacrée à ce thème:Festivals
Si cela est précisé dans la convention/décision de subvention, un préfinancement correspondant au pourcentage du montant de la subvention indiqué dans la partie B sera versé au bénéficiaire dans les 30 jours à compter de la date à laquelle la convention aura été signée par la dernière des deux parties ou à compter de la date de notification de la décision de subvention pour autant que toutes les garanties requises aient été reçues.
Si la convention/décision de subvention le prévoit, un deuxième préfinancement correspondant au pourcentage du montant de la subvention indiqué dans la partie B sera effectué dans les 60 jours à compter de la réception par l’Agence du rapport d’avancement sur la mise en œuvre de l’action. Ce second versement de préfinancement ne pourra intervenir qu’après utilisation d’au moins 70 % du montant du préfinancement précédent. Lorsque la consommation du préfinancement précédent est inférieure à 70 %, le montant du nouveau versement de préfinancement est diminué de la part non utilisée du versement de préfinancement précédent
Si la convention/décision de subvention le prévoit, un ou deux paiements intermédiaires sont effectués au profit du bénéficiaire. Ces paiements intermédiaires sont destinés à couvrir les dépenses du bénéficiaire sur la base d’une demande de paiement une fois que l’action a été partiellement réalisée. Les paiements intermédiaires ne doivent pas dépasser 80 % du montant maximal de la subvention.
L’Agence arrêtera le montant du paiement final à verser au bénéficiaire sur la base du calcul du montant final de la subvention (voir section 11.2 ci-dessus). Si le montant total des versements anticipés est supérieur au montant final de la subvention, le bénéficiaire sera tenu de rembourser le montant excédentaire déjà versé par l’Agence au moyen d’un ordre de recouvrement.
Dans le cas où la capacité financière du candidat n’est pas satisfaisante, il est possible de demander une garantie de préfinancement d’un montant pouvant atteindre celui du préfinancement, afin de limiter les risques financiers liés au versement du préfinancement.
La garantie financière, libellée en euros, est fournie par un établissement bancaire ou financier agréé établi dans l’un des États membres de l’Union européenne. Lorsque le bénéficiaire est établi dans un pays tiers, l’ordonnateur compétent peut accepter qu’un établissement bancaire ou financier établi dans ce pays tiers fournisse une telle garantie s’il estime que ce dernier présente des assurances et des caractéristiques équivalentes à celles délivrées par un établissement bancaire ou financier établi dans un État membre. Les montants bloqués sur des comptes bancaires ne seront pas acceptés comme garanties financières.
Cette garantie peut être remplacée par la caution solidaire d’un tiers ou par la garantie solidaire des bénéficiaires d’une action qui sont parties à la même convention/décision de subvention.
La garantie est libérée au fur et à mesure de l’apurement du préfinancement, en déduction des paiements intermédiaires ou des paiements de solde au bénéficiaire, selon les conditions prévues dans la convention/décision de subvention.
[1] Directive 2014/24/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 sur la passation des marchés publics et abrogeant la directive 2004/18/CE.
[3] La présente disposition ne s’applique pas aux subventions inférieures ou égales à 60 000 EUR.